Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

1 articles avec fiction

FINNENGANS WAKE (10 min)

Publié le

« Le rêve, c’est physique. C’est ton corps qui se réveil. »

Réalisation : Sandra Detourbet

Finn : Olivier Luginbuhl
Le philosophe : Bernard Beney

MUSIQUE
Composition et interprétation : Bernard Beney

TEXTE de Sandra Detourbet /
1er texte lu par Olivier Luginbuhl
Dialogue dits par Bernard Beney & Olivier Luginbuhl

TEXTE de Bernard Beney /
Le Rendez-vous des choses texte lu par Olivier Luginbuhl

ASSISTANTES :
Shéhérazade Achour
Cécile Laffiteau-Lahaie

INTENTION :
Restituer la sensation PHYSIQUE d’un rêve  /
Au réveil, le rêve laisse un goût plus vrai ou plus intense que le réel. Dans un second temps la nature du souvenir s’étiole et perd sa dimension sensorielle pour laisser la place à l’anecdote : L’homme qui dort rêve qu’il marche

DESCRIPTION
Finn dort dans sa chambre. Il rêve.
Nature du rêve : Finn se douche et devine au travers du rideau translucide une silhouette qui passe. Finn rêve qu’il marche derrière cet homme sur un pont. Leurs regards  tombent l’un sur l’autre et ils échangent quelques phrases. Finn part. L’homme, le philosophe traverse le réelle devant sont image vidéo qu’il suit en miroir. Il se réveil dans la chambre de Finn. Se lève et sort.

1 - EVOCATION DU REVE * texte de Sandra Detourbet dit par Olivier Luginbuhl
 « C'est un peu après la nuit, quand vous songez à regarder : être dans un état précis et se rendre compte de celui-ci pour la première fois après l'avoir négligé souvent. Dégrafer l'étoffe qui vous contient et répandre une flaque volatile. Personne? Invisible et perceptible : la porte est située au milieu, le seuil délimite une frontière à laquelle je me fie. Ce pourrait être le visage souriant d'un corps en mouvement. L'apparat est convoitise et fête. L'aisance verbale, peut-être, distingue l'être parmi les autres. L'écoute... Ah! L'écoute. Le murmure aux inflexions d'un souffle timbré. Ne sachant rien sur l'après. Ne sachant rien sur l'avant. Le cercle se bombe à la surface et contient l'extérieur. La correspondance s'établit autrement. En forçant l'épaisseur jusqu'à son centre, le plein annule l’idée que l’on se fait des choses. »

2 - LE RÊVE * Dialogue de Sandra Detourbet dit par Olivier Luginbuhl & Bernard Beney
Le Philosophe : Ce que tu m’as dis hier pourras tu me le dire demain ?
Finn : Si je t'ouvre ma porte ce matin, reviendras tu demain matin ?
Le Philosophe : Ce que tu m’aurais dit hier, me le diras tu ce matin ?
Finn : S’il te plait souviens toi demain, achète l’air et le plaisir.
Le Philosophe : Devine d’où je viens, endors  moi si tu le veux bien.
Finn : Les femmes m’ont donné leur peine et j’ai pleuré.
Le Philosophe : Les femmes m’ont donné leur joie et j’ai ri.
Finn : Les hommes, leur peur m’ont leur peur m’ont donné leur cris. »

3 – La TRAVERSéE DU RÊVE * texte de Bernard Beney dit par Olivier Luginbuhl
 « Le « rendez-vous des choses » est le centre invisible de tous nos regards et de nos gestes. Qu’y a-t-il là lorsque je tourne le dos à la chose ? Il y a peut-être quelque chose mais je ne sais pas quoi. En mon absence que reste-t-il de la chose que je connais telle que j’en ai l’image et le souvenir ? En l’absence de la chose ou en mon absence, rien ne me permet de dire ce qu’il y a là où se tient la chose, ni même si elle s’y tient. Mais la chose reste fidèle au rendez-vous que je lui donne, telle le plus souvent que je la connais et reconnais. Ce rendez-vous place la chose au centre vide de toutes mes représentations. Cette chose qui est toujours là, déshabillée de ce que je sais d’elle, c’est le centre énergique qui constitue la chose. »

"La réa la plus chic que je connaisse ..." Photo et commentaire : Shéhérazade Achour

"La réa la plus chic que je connaisse ..." Photo et commentaire : Shéhérazade Achour

Publié dans FICTION

Partager cet article

Repost 0